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Dépression hivernale

Dépression hivernale

Il commence à faire froid et votre moral baisse?
Les jours raccourcissent, la grisaille s’installe et votre déprime grandit ?
Vous souffrez peut-être d’une DEPRESSION SAISONNIERE HIVERNALE.
Pourtant, des traitements simples existent pour retrouver le sourire et revoir la vie en rose !

Qu’est-ce que la dépression saisonnière hivernale ?

La dépression saisonnière hivernale appelée aussi ‘Trouble Affectif Saisonnier’ (TAS), ‘déprime/dépression hivernale’ ou encore ‘blues de l’hiver’ est un mal très fréquent qui commence généralement au début de l’automne ou de l’hiver pour se terminer au printemps. Une des caractéristiques de cette forme particulière de dépression est son aspect saisonnier qui se répète d’année en année. Il faut avoir connu des épisodes dépressifs au moins deux années consécutives pendant l’hiver et se sentir mieux à l’arrivée du printemps pour parler de véritable ‘dépression saisonnière hivernale’. Alors que le “blues hivernal” touche près d’une personne sur cinq, la dépression saisonnière hivernale affecte 4 à 6% de la population.
Les travailleurs de nuit, les personnes voyageant beaucoup et qui doivent surmonter les décalages horaires peuvent aussi en souffrir, même en été.

Quelles sont les personnes à risque ?

Les femmes sont trois à quatre fois plus susceptibles de souffrir de cette forme de dépression que les hommes. Mais la dépression saisonnière hivernale touche aussi les enfants et les adolescents. Les personnes qui sortent peu (personnes âgées, malades, personnes handicapées) ou qui travaillent dans des locaux fermés et artificiellement éclairés sont également plus à risque.

Quels sont les principaux symptômes de la dépression saisonnière hivernale ?
  • Etat de fatigue extrême, somnolence durant le jour
  • Tristesse, humeur dépressive, perte d’intérêt, désespoir, pensées suicidaires, irritabilité
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de la concentration
  • Perte de la libido
  • Augmentation de l’appétit, tendance à la boulimie (trop manger) avec gain de poids (besoin de sucreries et de féculents)
  • Tendance à l’hypersomnie (trop dormir)
  • Tendance à une accentuation de la tristesse dans la soirée
  • Malaises physiques (impression d’avoir la grippe)

Quelles en sont les causes?

La cause exacte de la dépression saisonnière n’est pas connue, mais le manque de lumière joue un rôle évident. Il entraînerait une variation de la production de la mélatonine et de l’activité reliée à la sérotonine.
La mélatonine est une hormone impliquée dans la régulation de l’humeur.
Elle est sécrétée la nuit et son taux baisse rapidement dès que la lumière du jour fait son apparition. Le corps sort alors de sa léthargie. Pendant l’hiver pourtant, le manque de lumière entraînerait une augmentation de la mélatonine, ce qui provoquerait chez près de la moitié de la population, des changements au niveau de l’humeur, de l’énergie et de l’appétit. Chez certaines personnes ces modifications sont telles qu’elles sont incapables d’assumer leurs activités quotidiennes.
Rappelons également que contrairement à ce que l’on croit, la dépression saisonnière n’est en aucun cas d’ordre psychologique (il ne s’agit ni de paresse, ni de faiblesse de caractère) mais d’ordre hormonal due à une extrême sensibilité aux changements de saison.

Comment traiter la dépression saisonnière hivernale ?

Luminothérapie :
Le traitement de choix de la dépression saisonnière hivernale est la luminothérapie (appelée aussi photothérapie). Puisque la dépressionprovientd’un manque de lumière, il suffit de combler cette lacune et de s’exposer à une lumière intense, qui contient tous les spectres de la lumière solaire (sauf les ultraviolets), fournie par une lampe spécialement conçue à cet effet. L’exposition à la lumière diminuerait la production de mélatonine et permet donc de réduire de manière efficace la dépression.
La luminothérapie vous permet de combattre ces troubles simplement et efficacement. La luminothérapie consiste en des séances d’exposition à une lumière très blanche, placée à hauteur des yeux. La luminosité s’élève idéalement à 10.000 lux ou utilise une onde de lumière spécifique (BLUEWAVE™ Technology).
La luminothérapie exerce une influence sur l’épiphyse, une glande située dans le cerveau, responsable de la synthèse d’une neurohormone, la mélatonine.
Grâce aux séances de luminothérapie il est possible de rétablir l’horloge biologique ou de préparer l’organisme à une modification du train-train quotidien.

Quand et comment organiser une luminothérapie ?

Dépression hivernale :
15 à 30 minutes par jour, de préférence le matin

Travail de nuit :
15 à 30 minutes avant le début de l’entrée en service

Troubles du sommeil :
Le matin pendant 15 à 30 minutes

Pour prévenir le décalage horaire vers l’ouest
Le soir, pendant 15 à 30 minutes

Pour prévenir le décalage horaire vers l’est :
Le matin, pendant 15 à 30 minutes